GIP du futur parc National des forêts de Champagne et Bourgogne
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La faune

Une faune discrète mais foisonnante

Notre territoire accueille tout le cortège traditionnel de la faune forestière. Renards, blaireaux, martres, belettes, hérissons, et chauve-souris sont donc présents parmi tant d’autres mammifères. Nos forêts se démarquent cependant par un grand nombre d’ongulés (cerf, sanglier, chevreuil), fruit d’une très ancienne gestion forestière liée à la chasse. Elles abritent également une remarquable population de chat forestier. Celui-ci affectionne en effet les grands massifs forestiers associés à des prairies naturelles qui lui offrent quiétude, gîte et ressources alimentaires.

Les oiseaux forestiers sont aussi très présents. Au-delà des nombreux pics ou de la Cigogne noire, on rencontre également de nombreux rapaces, au premier rang desquels la Chouette de Tengmalm, espèce traditionnellement montagnarde dont le territoire du futur parc national est une des rares stations de plaine en France. Une très grande zone de protection spéciale de près de 60 000 hectares a d’ailleurs été identifiée pour améliorer leur préservation dans le cadre de Natura 2000.

Mais l’essentiel de la richesse faunistique de nos forêts se cache dans le sol, les feuilles et le bois, avec les invertébrés. Les insectes qui se nourrissent du bois (coléoptères "saproxyliques"), sont particulièrement abondants. Nos forêts abritent aussi des espèces de papillons remarquables dont certaines sont en voie de disparition en France (la Matrone ou le Damier du frêne).
L’incroyable diversité des invertébrés ne s’arrête pas aux insectes. Au-delà du célèbre escargot de Bourgogne, la famille des escargots compte plus d’une cinquantaine d’espèces présentes dans nos forêts dont certaines rares comme le Cochlostome bourguignon.

Ecrevisse à pieds blancs - © CEN Ph. Gomez
Chat forestier - © David Meier
Triton alpestre - © CEN JB Rougemont
La Cigogne noire, oiseau emblématique mais vulnérable

Après avoir disparu au XIXème siècle, la Cigogne noire a fait progressivement son retour dans le périmètre du futur parc national depuis les années 1990. Actuellement 5 à 6 couples y nichent, soit plus de 20 % de la population française.
Elle est le lien naturel entre les grands massifs forestiers (où elle niche) et les cours d’eau et vallées (où elle se nourrit), témoignant ainsi de la valeur écologique du territoire, et illustrant parfaitement la notion de solidarité écologique (entre cœurs et aire d’adhésion) qui sera au centre des enjeux du futur Parc national.

Afin de contribuer à l’amélioration des connaissances sur cet oiseau, le GIP du futur Parc national des forêts de Champagne et Bourgogne s’est associé, dès 2011, au programme interrégional d’amélioration de la connaissance sur la Cigogne noire. Il est coordonné par l’ONF, sur les régions Bourgogne et Champagne-Ardenne.Des Cigognes noires sont notamment équipées de balises, afin de suivre par satellite leurs migrations mais aussi de comprendre les modes de vie de l’espèce durant sa période de reproduction.