GIP du futur parc National des forêts de Champagne et Bourgogne
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Faune et flore des forêts

Une faune et une flore typiques mais aussi des espèces remarquables
La flore : arbres, arbustes et végétation des forêts

Le hêtre trouve, sur le territoire du Parc national, des conditions idéales à son développement. Mais il est loin d’être la seule essence d’arbre présente. La grande diversité écologique permet la présence de plusieurs essences d’arbres (chênes, érables, tilleuls, aulnes, frênes…). La gestion sylvicole menée depuis des siècles a aussi fortement influencé la composition des forêts. Elle a favorisé l’installation et l’expansion de nombreuses essences forestières aux côtés du hêtre et du charme : les chênes, qui ont favorisé par les forestiers à la fois pour la qualité de son bois et, autrefois, pour ses fruits, les trembles, les fruitiers (comme le merisier), les alisiers, les bouleaux, … et les résineux (pin sylvestre, pin noir, douglas...), pratiquement tous introduits.

Les arbustes (noisetier, cornouiller, troène, ...) et herbacées (Anémone sylvie, Sceau de Salomon,...) de sous-bois sont aussi typiques des sols calcaires. S’y ajoute un cortège d’espèces plus remarquables, comme la Nivéole de printemps, le Lis martagon et le spectaculaire Sabot de Vénus.

Moins bien connues, de nombreuses espèces de mousses et de lichens occupent les forêts du territoire. La richesse en Lichen pulmonaire est d’autant plus remarquable qu’il est un indicateur écologique de la présence continue de la forêt et de la bonne qualité de l’air.

Enfin, les forêts abritent un nombre important d’espèces qui jouent un rôle essentiel dans le bon fonctionnement de ces écosystèmes ; certains champignons participent notamment à la croissance des arbres et à la dégradation de la matière organique.

 

Nivéole de printemps ©Olivier PELLERIN
Sabot de Vénus ©Olivier PELLERIN
Trompette de la mort (Craterellus cornucopioides) ©GIP CNoël
La faune des forêts

Les forêts du périmètre d’étude accueillent tout le cortège traditionnel de la faune forestière : renards, blaireaux, martres, belettes, hérissons et chauves-souris… Elles se démarquent par la présence d’un grand nombre d’ongulés (cerfs, sangliers, chevreuils), fruit d’une tradition ancienne de la pratique de la chasse. Elles abritent également une importante population de Chat forestier, qui affectionne ces grands massifs forestiers associés à des prairies naturelles lui offrant gîte et ressources alimentaires.

Les oiseaux forestiers sont aussi très présents. Au-delà des nombreux pics ou de la Cigogne noire, on rencontre également de nombreux rapaces, au premier rang desquels la Chouette de Tengmalm, espèce traditionnellement montagnarde dont le Parc national est une des rares stations de plaine en France. Mais l’essentiel de la richesse faunistique des forêts se cache dans le sol, les feuilles et le bois, avec les invertébrés. Les insectes qui se nourrissent du bois sont particulièrement abondants. Les forêts abritent aussi des espèces de papillons remarquables dont certaines sont en voie de disparition en France (la Matrone ou le Damier du frêne).

L’incroyable diversité des invertébrés ne s’arrête pas aux insectes : on dénombre plus d’une cinquantaine d’espèces d‘escargots, dont certaines rares comme le Cochlostome bourguignon.

Cigognes noires, adulte et juvénile ©Fabrice CROSET
Cigognes noires, adulte et juvénile ©Fabrice CROSET