GIP du futur parc National des forêts de Champagne et Bourgogne
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L'eau et les milieux aquatiques


Un pays de sources et de rivières
Positionné sur un la ligne de partage des eaux entre la Seine et la Saône, le territoire du futur parc national abonde en sources et cours d’eau. Cette omniprésence de l’eau constitue à n’en pas douter un des éléments forts du futur parc national.

Une ligne de partage des eaux entre Manche et Méditerranée

Le bassin versant de la Seine occupe la majeure partie du territoire. Parmi ses affluents directs, la Coquille, le Brevon, l’Ource et l’Aube prennent ici leur source. Au sud-est du territoire, passée la ligne de plus haute altitude, se trouvent les sources de la Tille et de la Vingeanne qui vont, elles, se jeter dans la Saône.

Des sources en milieu calcaire

On dénombre une grande quantité de sources, qui peuvent se déplacer en fonction d’événements climatiques forts, comme une sécheresse ou de fortes pluies. De nombreux ruisseaux rejoignent les cours d’eau principaux, façonnant les combes secrètes et les vallées du territoire. Le sous-sol calcaire de la région provoque quelquefois des pertes d’eau : un ruisseau disparaît mystérieusement dans la roche. Où va l’eau ? Très difficile à dire dans certains cas, mais elle réapparaîtra forcément, souvent bien plus loin. Les points de sortie de toute cette eau infiltrée sont variés : marais tufeux, résurgences, douix.

Des milieux aquatiques bénéficiant de la présence des forêts

Les cours d’eau et les forêts de notre territoire sont étroitement entremêlés. La prédominance de la forêt feuillue sur notre territoire a de multiples effets bénéfiques sur l’eau en jouant le rôle d’un filtre naturel. La majeure partie des cours d’eau du territoire sont donc en bon état écologique, leur conférant une valeur biologique remarquable. D’un point de vue chimique, bien que des pollutions existent, la qualité reste correcte par rapport aux mesures réalisées sur les grands bassins versants nationaux.

Du fait de cette bonne qualité, le territoire accueille plusieurs stations de mesures de références pour les deux bassins versants de la Seine et de la Saône. Grâce aux eaux fraîches et bien oxygénées, les zones de frayères, en particulier pour la Truite fario, sont nombreuses. Le Chabot, la Lamproie de Planer et l’Ecrevisse à pattes blanches, qui affectionnent les eaux pures, y sont aussi abondants.

Les cours d’eau et leurs abords attirent - outre les poissons - de nombreux animaux : des rongeurs, une multitude d’insectes, des mollusques, ou encore des oiseaux. Ces derniers, parmi lesquels figurent l’emblématique Cigogne noire, apprécient les cours d’eau rapides, limpides, poissonneux et offrant une abondance d’invertébrés.

Ils sont souvent bordés par des habitats remarquables dont la qualité est bien préservée avec une flore riche et diversifiée.

Le territoire accueille en revanche peu de plans d’eau en raison du sous-sol calcaire (où l’eau s’infiltre très rapidement). La plupart prennent la forme d’étangs aménagés par l’Homme à proximité des villages ou des abbayes. Ils sont prisés des pêcheurs mais aussi de certains animaux aquatiques.

L’eau, élément fort du territoire

Les nombreuses vallées qui entaillent le plateau contribuent largement à la diversité et à la qualité des paysages. Elles ont aussi été des lieux privilégiés pour l’implantation des hommes au cœur de ce vaste plateau boisé, leur offrant axes de communication, approvisionnement en eau, terres pour les prairies et force hydraulique…


L’eau dans le futur parc national…

Élément marquant de l’identité de ce territoire, l’eau sera, à n’en pas douter, un élément fort du projet de parc national.
Poursuite des actions entreprises pour améliorer la qualité de l’eau et pour restaurer la continuité écologique de la « trame bleue », protection et mise en valeur du rôle écologique des rivières, des milieux humides et des espèces remarquables associées, mais aussi des patrimoines liés à l'eau : autant d’axes possibles à étudier dans le cadre de l’élaboration du projet de charte.