Parc national de forêts, en Champagne et Bourgogne
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L'agriculture

Une ruralité dynamisée par l'agriculture
Une agriculture tournée vers l'élevage et les grandes cultures

Les terres agricoles occupent près de la moitié du territoire du futur parc national. Les 550 exploitations agricoles qui gèrent ces espaces au rythme des saisons pratiquent en majorité l’élevage et la culture. L’élevage de moutons, qui était majoritaire au XIXème siècle, a été remplacé en grande partie par l’élevage de vaches laitières et de vaches allaitantes, c’est-à-dire pour la production de viande. Les prairies, nombreuses dans les vallées du territoire, sont pâturées et/ou fauchées pour l’alimentation des troupeaux. Certaines d’entre elles présentent une flore remarquable et font l’objet d’une animation pour les préserver. Les espaces agricoles qui ne sont pas occupés par les prairies ou d’autres surfaces fourragères sont dédiés aux grandes cultures. Les agriculteurs cultivent des céréales, le blé tendre et l’orge, souvent associés au colza dans les rotations.

Une agriculture productive de type intermédiaire

Le plateau de Langres est qualifié de « zone intermédiaire » dans le paysage agricole français : ni zone de plaine où les rendements culturaux sont supérieurs, ni zone montagneuse où l’élevage est très majoritaire, l’agriculture du territoire est entre ces deux systèmes. Elle se différencie de l’agriculture des parcs nationaux métropolitains, où le pastoralisme est majoritaire. L’agriculture du territoire est très majoritairement conventionnelle, bien que le nombre de conversions à l’agriculture biologique ne cesse d’augmenter.

Des filières existantes

Les trois filières principales structurantes du territoire sont les grandes cultures, les bovins viandes et les bovins lait.

La valorisation est en grande partie faite en filière longue, grâce à la présence d'une multiplicité d'opérateurs bien implantés sur le territoire. Le stockage à la ferme pour les céréales est fortement développé, permettant aux agriculteurs de faire jouer, dans une certaine mesure, la concurence. Quelques projets de tri et stockage en petits collectifs émergent, favorisant le retour de valeur ajoutée locale.

Environs de Montmoyen - © GIP PN FCB
Environ d'Essarois - © Franck Fouquet
Environs de Belan-sur-Ource - © Franck Fouquet

Développement de l'agriculture dans le Parc national

Une étude prospective sur l'agriculture dans le Parc national a été réalisée entre août 2018 et mars 2019.
Elle a premis de réunir un public d'acteurs agricoles et institutionnels au sein de groupes de travail participatif, dans l'objectif de partager une vision commune des enjeux agricoles et du devenir de l’agriculture du territoire. 

Elle a également permis de co-construire une stratégie de développement agricole dans le Parc national. Par un exercice prospectif, elle tente de projeter l'agriculture du territoire dans un futur à moyen terme pour imaginer les filières porteuses de demain, en lien avec la création du Parc national de forêts.

Parmi 13 pistes de développement qui ont été travaillées avec les acteurs, 5 ont été retenues pour faire l'objet d'un plan d'actions prioritaire dans une approche collective. Il s'agit des grandes cultures en bio, du lait différencié, des légumineuses fourragères, de la viande bovine à l'herbe et de la trufficulture. Les 8 autres pistes sont également très intéressantes, par exemple l’agritourisme, les paniers de produits avec la marque Esprit Parc national, mais s'entendent plus dans une approche individuelle où le Parc pourra agir au cas par cas aux côtés des porteurs de projets.

La syntèse de l'étude est téléchargeable ICI

Cette projection s'inscrit pleinement dans la charte du Parc national et de son orientation "Soutenir une agriculture durable", articulée autour de quatre mesures

  • Devenir un territoire pilote en matière d'agro-écologie
  • Accompagner les systèmes de polyculture-élévage viables et performants
  • Soutenir l'agriculture biologique
  • Développer la transformation locale et la diversification